Partager l'article ! Préface: Dans tous les cas il y a le vent, l’immensité et le sentiment de solitude. Désert de sable ou désert d ...
Textes: Christophe de Vallambras
Photos: Jean-Pierre Lenfant
(Tous droits réservés)
Dans tous les cas il y
a le vent, l’immensité et le sentiment de solitude. Désert de sable ou désert d’eau, Sahara, Pacifique Sud, Antarctique, Anapurnas… Ceux qui y vont comprennent vite que la course est un jeu
dérisoire et que ce qui compte vraiment est au-delà. Dans le chant de cette nature inconnue, contre laquelle il n’est pas question de lutter, mais plutôt de comprendre, pour pouvoir s’y glisser
avec l’humilité requise.
Traverser le désert, traverser les mers, apprendre à vivre en dehors des certitudes confortables de nos civilisations de bien nourris, apprendre à regarder, à sentir, à ressentir, écouter le sable couler de la dune, comme il coule depuis des millénaires, regarder la vague s’abattre comme elle l’a toujours fait.
Partant du jeu, on commence à comprendre combien le monde est vaste et beau, fragile et miraculeux.
Et puis ce Sahara est peuplé, et comment ne pas avoir de l’admiration pour ces hommes qui savent vivre dans le peu, économisant jusqu’à l’ombre de leur pas, mais toujours capables d’offrir ; derniers mohicans des sociétés télévisées où, partout, le spectacle du monde a remplacé la vie. Partout, sauf là, pour quelques heures encore, chez ces touaregs, aborigènes, amérindiens, où le prix de la vie se mesure encore en verres d’eau.
Ce livre n’est pas un récit de course, il est, à l’occasion d’une course, l’itinéraire sensible d’une découverte.
Isabelle Autissier
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